poetry
E. Armand, “Les papillons de nuit / Moths” (1916)
Les papillons de nuit THÉORIQUEMENT, je ne suis pas tendre pour les inaptes à l’effort, Et j’avoue que je ne me lamenterais pas outre mesure si ceux qui ne peuvent se passer d’autorité libéraient de leur présence le sol de la planète, Valets et maitres, meneurs et menés, matriculés et matriculateurs, représentants et représentés, Y compris — ceci entre nous — les dames que démange le prurit électif. Mais je ne suis point cruel. Je suis bien trop égoïste pour subir de voir ou d’entendre geindre, souffrir, supplicier ou torturer autour de moi. Je le suis à ce point que […]