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Alceste, “Louis Moreau, Engraver” (1923)

A serious or charming illustrator of daily labor, wanting to bring into the life of the humble a little hope and a bit of the ideal, Louis Moreau, with a big heart overflowing with kindness and justice, strives to stylize in a few sober notations the touching environment where the workers work and live.

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Working Translations

Albert Soubervielle, “Vivre / To Live” (1923)

Most people submit, blissfully follow the path that was laid out for them beforehand, disputing nothing and taking their place in the ranks assigned to them in the herd. They are perfect citizens, respectful of the catechisms taught and the laws imposed, but we could not see in them beings living according to nature and reason.

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periodicals

l’en dehors (1923)

l’en dehors 2 no. 5 (mid-January, 1923): J.-V. Bennis, “L’Egoïsme,” L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier 1923): 1. [A translation of John Beverley Robinson’s “Egoism.” The pseudonym is, for the moment, a mystery.] Alba Satterthwaite, “Affirmations,” L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier 1923): 1. [Contributor to Truth Seeker] Gerard de Lacaze-Duthiers, [“L’étiquette « anarchiste »…”], L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier 1923): 1. (FR/EN) Marc L. Lefort, “Les mots propulseurs,” L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier 1923): 2. E. Armand, “Fleurs de solitude,” L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier 1923): 2. Une camarade, “Désir,” L’En dehors 2 no. 5 (mi-Janvier […]
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E. Armand, “Poème erotique / Erotic Poem” (1923)

Poème érotique Ce sera cette année comme l’année passée — comme d’autres années passées. Nous parcourrons, Toi et moi, blottis l’un contre l’autre, les allées d’une forêt, les sentiers d’un bois. Je ne sais pas bien où seront situés ce bois, cette forêt. Mais Tes pieds menus y fouleront certainement un tapis, un tapis moelleux de feuilles mortes. Peut-être je ne saurai pas Ton nom et sans doute Tu ne seras pas la même que l’an passé. Mais que m’importent Ton nom et d’où Tu viens et où Tu vas. Tu seras là, à mon côté, si étroitement serrée contre […]
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E. Armand, “Pensées d’automne / Autumn Thoughts” (1923)

Pensées d’automne L’automne bat son plein et mon panier est vide. L’été fut desséchant, le terrain est aride Et les souffles de Mars aux lointains horizons Ont dispersé la graine… Hélas ! piètres raisons La meilleure ne peut adoucir ma blessure Ni me taire les pas, l’approche lente et sûre De hiver. Précurseur, je sens un long frisson Parcourir tout mon corps. Faut-il à la moisson Dire un adieu suprême ? Ou dois-je attendre encore ? Sur les pesants raisins que Vendémiaire dore Faut-il que mon regard se pose sans espoir ?… Chaque jour, c’est plus tôt que s’abaisse le […]
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Enrique Nido, “The Crossroads” (1923)

Le Carrefour Lorsqu’un homme se trouve, sans savoir comment, à un carrefour, il doit forcément opter pour un chemin qui le mène à son but. Les indécisions dans le choix peuvent être fatales et occasionner par la suite de funestes conséquences. On ne peut vivre indifférent devant les circonstances-actuelles.et, quelles que soient nos préférences, il faut bien se déterminer dans un sens où dans un autre. Demeurer systématiquement planté dans un carrefour peut donner lieu à des soupçons de pusillanimité, de crainte, de lâcheté, états d’être que nul homme ne veut endosser. Il est donc nécessaire de choisir son lieu […]
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E. Armand, “Aujourd’hui / Today” (1908) and “Hésitations / Hesitations” (1910)

In the issue of l’en dehors for mid-July 1923, these two poems were preceded by “Demain / Tomorrow,” a poem originally published in l’Anarchie. Aujourd’hui Je veux vivre aujourd’hui pour préparer demain. Aujourd’hui, j’ai bien pu ne pas calmer ma faim Ou rester au logis tenu par la tempête Qui grondait au dehors. Peut-être la défaite Hier à rendu vains ou faussé mes efforts. Vaincu, j’ai du céder. Des ennemis plus forts, Mieux armés, mieux doués, plus rusés, plus habiles, Ont pu rendre mes plans impuissants ou stériles. J’ai pu partir trop tard ou me trouver trop tôt Au but […]
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E. Armand, “Chants d’un emmuré / Songs of the Immured” (1923)

Chants d’un emmuré Je sais qu’Amour se plait à créer des alarmes Et je ne doute pas des cœurs qu’il a meurtris, Qui chantent leurs chagrins, leurs déboires, leurs larmes. Je crois au désespoir des Amants incompris. Mais la douleur d’aimer n’est pas la seule au monde Le penseur souffre aussi qui veut de son sillon Creuser dans le sol dur une empreinte profonde Et voit sur son effort, ironique légion, Les haines s’acharner, l’envie et la misère. Traqué, mis à l’index, interrompu, cent fois Il reprend son labeur, remonte sa chimère, A chaque tour plus las et plus triste […]
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E. Armand, “Egoîsmes / Selfish Thoughts” (1923)

Egoïsmes I Tu m’as donc refusé ta lèvre : Je n’en mourrai pas, c’est certain, Mais ton refus n’a pas éteint Mon désir de toi et la fièvre Brûle mon sang lorsque je songe A tous les plaisirs attendus, Plaisirs gâtés, plaisirs perdus…! De les avoir conçus me ronge Me persécute et me tourmente. Je le sais, tu n’es qu’une enfant, Mais cela n’empêche pourtant Que ta douce image me hante Souvent et je ne puis rien contre, Rien que déplorer qu’un hasard — Pour le souhaiter c’est trop tard — N’eût pas permis notre rencontre. II Ce soir, à […]