poetry
E. Armand, “My Body Is My Own” (1927)
Mon corps est à moi Le fleuve de la volupté coulait entre des rives semées d’arbustes odorants, étoilées du fleurs parfumées ; Et mon déterminisme du moment me poussait à m’y jeter et à m’abandonner à l’étreinte de l’onde pailletée de séductions. Mais voici que de différents points de l’horizon surgirent des ombres qui avaient l’air d’être vivantes. D’abord une ombre vêtue de noir qui m’interpella d’une voix onctueuse : « Ton corps est à Dieu, susurra-t-elle, à nous ses représentants sur terre, et ton droit d’en disposer est nul ». Ensuite une autre ombre qui semblait ne consister qu’en […]