poetry
E. Armand, “Le Travail / Work” (1908)
LE TRAVAIL S’en aller, le matin, dès l’aurore, à l’usine Puis s’atteler, ainsi qu’une inerte machine A quelque ur labeur qui ne change jamais, Répéter tel un rite ennuyeux — comme un faix Ecrasant qu’on ne peut jeter bas — une lâche, La semblable toujours. Se tenir humble, lâche, Devant l’arrogant chef dont l’impérieuse voix Ordonne et qui veut être écoutée. Point de choix : Obéir ou partir. La besogne est stérile. N’importe, raisonner ici n’est point utile ; Logique, réflexion sont des dons superflus Pour produire on est là. Rien d’autre. Rien de-plus, C’est à dire enrichir un possédant […]