- Ovide, “Soliloque bénévole,” Par-delà la Mêlée 1 no. 8 (25 Mars 1916): 3.
Ovide Ducauroy, “Pour satisfaire mon égoïsme…,” Par-delà la Mêlée 1 no. 13 (mi Juillet 1916): 4. - Ovide Ducauroy, “La liberté absolue,” Par-delà la Mêlée 1 no. 15 (fin Août 1916): 2.
- Ovide Ducauroy, “Puisque,” Par-delà la Mêlée 1 no. 16 (mi Septembre 1916): 2.
- Ovide Ducauroy, “Pour la conquĂŞte d’un Ă©tat d’âme…,” Par-delĂ la MĂŞlĂ©e 1 no. 18 (mi Octobre 1916): 2.
- Ovide Ducauroy, “Mon critérium,” Par-delà la Mêlée 1 no. 28 (mi Mai 1917): 2.
- Ovide Ducauroy, La vraie voie, Par-delà la Mêlée 1 no. 30 (fin Juin 1917): 1.
- Ovide Ducauroy, “Doute et mauvaise foi,” l’en dehors 1 no. 3 (dĂ©but DĂ©cembre 1922): 2.
- Ovide Ducauroy, “Peut-on vivre sans autoritĂ©?,” l’en dehors 1 no. 5 (mi-Janvier 1923): 2.
- [Ovide Ducauroy], “EnquĂŞte sur les stimulants,” l’en dehors 2 no. 8 (mi-Mars 1923): 2.
- Ovide Ducauroy, “S’abstenir de juger,” l’en dehors 2 no. 21 (mi-Octobre 1923): 2.
- Ovide Ducauroy, “PoussĂ©e vitale et pis aller,” l’en dehors 2 no. 24 (fin Novembre 1923): 2.
- Ovide Ducauroy, “Vaste Prison,” L’En dehors 3 no. 27 (dĂ©but Janvier 1924): 4.
- Ovide Ducauroy, “VolontĂ© libre” l’en dehors 3 no. 29/30 (20 FĂ©vrier 1924): 3.
- Ovide Ducauroy, “Le mot et la chose,” l’en dehors 3 no. 32 (31 Mars 1924): 3.
- Ovide Ducauroy, “Vivre « chacun pour soi »,” l’en dehors 3 no. 35 (15 Mai 1924): 3.
- Ovide Ducauroy, “Vivre librement,” L’En dehors 3 no. 37/38 (20 Juin 1924): 4.
- Ovide Ducauroy, “Nous mieux connaitre” L’En dehors 3 no. 41/42 (25 AoĂ»t 1924): 1.
- Ovide Ducauroy, “Haine et Colère,” L’En dehors 3 no. 44 (1 Octobre 1924): 4.
- Ovide Ducauroy, “L’effort pour l’effort,” L’En dehors 3 no. 47 (5 Novembre 1924): 4.
- Ovide Ducauroy, “Je suis…,” l’en dehors 4 no. 51 (15 Janvier 1925): 3.
Ovide Ducauroy, “Aurore,” L’En dehors 4 no. 58 (7 Mai 1925): 4.
Ovide Ducauroy, “Enigme,” l’en dehors 4 no. 61/62 (30 Juin 1925): 4. - Ovide Ducauroy, “Frère… en anarchie,” L’En dehors 4 no. 64 (8 AoĂ»t 1925): 2.
x - Ovide Ducauroy, “Examen de conscience,” L’en dehors 17 no. 303 (Février 1937): 92.
Ovide Ducauroy, “Le triomphe de l’humain,” L’Unique 1 (Juin 1945). - Ovide Ducauroy, “Sublimation,” L’Unique 10 (Mai 1946).
- Ovide Ducauroy, “Sagesse,” L’Unique 13 (Août/Septembre 1946).
Soliloque bénévole
Que suis-je ? un ĂŞtre pensant et agissant. Que puis-je ?… penser… agir ! Penser, c’est-Ă -dire orienter mon “moi” vers mes aspirations. Agir, c’est-Ă -dire rĂ©aliser mes aspirations, ĂŞtre “moi” dans toute la beautĂ© du vrai…
Pour cela, il est nĂ©cessaire que pensĂ©e, action, rĂ©alisation soient en relations de “cause Ă effet” ; il est utile en un mot d’ĂŞtre “sincère” avec “soi-mĂŞme”. Ainsi, mon bonheur est la consĂ©quence logique de mes pensĂ©es, toujours en lutte avec tout ce qui tente d’amoindrir mon “moi”.
Et cela est théorique, mais surtout pratique. Par conséquent, profitable et agréable.
Ovide.
A Soliloquy Volunteered…
What am I? a thinking and acting being. What can I do?… Think… Act! To think, that is to orient my “self” toward my aspirations. To act, that is to realize my aspirations, to be “me” in all the beauty of truth…
For that, it is necessary that thought, action and realization be in relations of “caue and effect;” it is useful, in short, to be “honest with “oneself.” Thus, my happiness is the logical consequence of my thoughts, always in struggle with everything that attempts to lessen my “self.”
And that is theoretical, but especially practical. Consequently, profitable and enjoyable.
Ovide.
Pour satisfaire mon égoïsme.….
je veux vivre heureux et dans ce but, j’entends obĂ©ir Ă mes dĂ©terminations qui sont toujours les rĂ©sultats de ma rĂ©action contre tout ce qui veut subjuguer mon « moi » afin d’en faire un rouage ! Libre intĂ©rieurement, je veux demeurer tel, — mon instinct de conservation crĂ©e mon Ă©panouissement.
Ovide DUCAUROY
To satisfy my egoism….
… I wish to live happily and, in pursuit of that aim, I intend to obey my resolutions, which are always the result of my reaction against everything that wants to subjugage my “self,” in order to make me its cog! Free internally, I wish to remain so — my instinct for self-preservation creates my flourishing.
Ovide DUCAUROY
La liberté absolue
CERTES, la libertĂ© absolue est un mythe. . . si on l’entend au sens extĂ©rieur ; car la sociĂ©tĂ© est là — et un peu là — pour restreindre l’activitĂ© de ses sujets et en faire des automates !
Mais pour l’individu qui place la libertĂ© dans sa propre volontĂ©, il n’est que la mort ou le reniment qui le puisse anĂ©antir.
Aussi, la vie deviendra de plus en plus belle et bonne Ă vivre dans la mesure oĂą les individus s’assimileront et pratiqueront ces paroles sensĂ©es : « Que toute libertĂ© ait cours, hormis celle de causer la douleur Ă©vitable » (Manuel Devaldès, l’IndividualitĂ© fĂ©minine).
Ovide DUCAUROY
Absolute Liberty
Certainly, absolute liberty is a myth… if it is understood in the external sense; for society is there — and a bit over there — to restrain the activity of its subjets and make them automatons!
But for the individual who locates liberty in their own will, it is only death or renunciation that can destroy them.
So life will become more and more beautiful and good to live to the extent that individuals absorb and practice these sensible words: “Let every liberty take its course, except that of causing avoidable harm.” (Manuel Devaldès, IndividualitĂ© fĂ©minine)
Ovide DUCAUROY
Puisque
l’homme est un exploiteur qui spĂ©cule sur la naĂŻvetĂ© ou l’intelligence de ses semblables,
puisque
l’homme est un exploitĂ© qui laisse ses semblables spĂ©culer sur sa naĂŻvetĂ© ou son intelligence,
pourquoi ;
ne cherche-t-il pas Ă n’ĂŞtre ni l’un ni l’autre ? — ou s’il est l’un et l’autre parce que contraint par la vie,
pourquoi
volontairement ne lutte-t-il pas contre cet état de choses ?
C’est simple
l’Ă©quitĂ© n’est pas dans son cĹ“ur, le moindre effort est dans son cerveau ;
C’est simple
l’homme, ainsi que la femme donnent, par leur manque de comprĂ©hension rĂ©ciproque, un non-sens Ă la vie.
Ovide DUCAUROY
Since
man is an exploiter who speculates on the naivete or intelligence of his fellows,
since
man is an exploited who allows his fellows to speculate o their naivete or intelligence,
why
doesn’t he seek to be neither one nor the other? — or if he is both because he is constrained by life,
why
doesn’t he struggle willingly against this state of things?
It is simple:
equity is not in his heart; only the least effort is in his brain;
It is simple:
man, and woman as well, through their lack of mutual understanding, makes nonsense of life.
Ovide DUCAUROY
Doute et mauvaise foi
Il part d’un bon naturel de douter.
Mais, comme toutes choses humaines, le doute a des limites que la sincérité empêche de dépasser.
Faire croire que l’on doute, malgrĂ© l’Ă©vidence du contraire, cela s’appelle de la mauvaise foi.
La mauvaise foi est un manque de dignitĂ© ; qui se courbe sous son joug, se condamne Ă errer dans l’indignitĂ© de l’ignorance volontaire.
Le doute libère… la mauvaise foi asservit. Ainsi se reconnaĂ®t facilement l’artisan de la libertĂ© vĂ©ritable.
Ovide DUCAUROY.
Doubt and Bad Faith
Doubt arises from a good nature.
But, like all human things, doubt has limits beyond which sincerity will not allow it to pass.
To make believe that we doubt, despite the evidence to the contrary, is called bad faith.
Bad faith is a lack of dignity; whoever bows under its yoke, condemns themself to wander in the indignity of voluntary ignorance.
Doubt liberates… bad faith enslaves. In this way we can easily recognize the artisan of true liberty.
Ovide DUCAUROY.
Peut-on vivre sans autorité ?
Où commencé, où finit l’autorité ? D’ailleurs qu’est-ce que l’autorité ? Si c’est l’ennemie de la liberté, je veux vivre sans autorité. Mais est-ce possible ? Oui, si nous avons une conception de la vie exempte d’esprit grégaire ; si nous pensons par et pour nous-mêmes, nous détruirons en nous et hors nous l’esprit de passivité qui est si favorable à l’extension de l autorité. Notre façon de penser et d’agir est et sera toujours à charge de réciprocité, c’est pourquoi pour vivre sans autorité, il est nécessaire que chacun détruise en soi et hors soi : la violence, qui « laisse en notre organisme des traces indélébiles » et cultive la volonté de générosité (égoïsme généreux), résultat de l’égoïsme conscient.
Ovide DUCAUROY.
Can We Live Without Authority?
Where did authority begin, and where will it end? For that matter, what is authority? If it is the enemy of liberty, then I want to live without authority. But is it possible Yes, if we have a conception of life free from the spirit of the herd. If we think for ourselves, we will destroy, both in ourselves and around us, the passive spirit that is so favorable to the expansion of authority. Our manner of thinking and acting is, and always will be, based on reciprocity. This is why, in order to live without authority, it is necessary that each destroy, within and around ourselves, violence, which “leaves indelible traces in our organism,” and cultivate a will to generosity (generous egoism), the result of conscious egoism.
Ovide Ducauroy.
EnquĂŞte sur les stimulants
ENIGME
Voulant ĂŞtre
et non paraître
tant au fond qu’en la forme :
solitaire… — sage… — silencieux… — souriant…
il m’arrive, souventes fois,
selon l’interprétation de ma pensée, ou de celle d’autrui,
de hausser les épaules.
Ce geste simple — trop simple — est parfois suffisant.
Ovide Ducauroy.
ENIGMA
Wishing to be
and not to seem
as much in substance as in form:
solitary… — sensible… — silent… — smiling…
I find myself, and often,
depending on the interpretation of my thought, or that of others,
shrugging my shoulders.
This simple gesture — this too-simple gesture — is sometimes enough.
Ovide Ducauroy.
Le triomphe de l’humain
Penser aux horizons lointains, vouloir pouvoir les visiter, permet, à mon humble avis, de se forger une philosophie vitale personnelle, ne pouvant nuire qu’aux nuisibles.
Développer en soi ses possibilités ultimes, afin de vivre le mieux possible, en ennuyant les autres le moins possible – quand j’écris les autres, j’entends « les mien » …
Vivre heureux et libre et vice versa, voilà , me semble-t-il, l’explication de ces deux mots « droit », « devoir ».
Certes la vie, cette énigme, ne peut se réaliser sans lutte, mais qui confond lutte contre la mort avec lutte pour la vie, sans en dégager la noble philosophie humaine – personnelle et impersonnelle – se laisse, hélas, duper par les apparences et en est victime.
Je désire, souhaite et veux la liberté et le bonheur des humains, sachant que désir, souhait, volonté sont pour chaque unité humaine sa propriété personnelle – à elle de l’exploiter.
Ne jamais borner ses horizons – telle est la bonne diplomatie philosophique, apte à permettre le triomphe de l’humain.
Ovide Ducauroy
The Triumph of the Human
To think of far-off horizons, to want to be able to visit them, allows us, in my humble opinion, to create for ourselves a vital individual philosophy, only capable of harming the harmful.
To develop within ourselves our ultimate possibilities, in order to live the best life possible, troubling others as little as possible – when I write of the others, I mean « my own » …
To live happy and free and vice versa, that is, it seems to me, the explanation of those two words “right” and “duty.”
Certainly life, that enigma, cannot be realized without struggle, but those who confuse the struggle against death with the struggle for life, without drawing from it the noble human philosophy – personal and impersonal – allow themselves, alas, to be duped by appearances and are their victim.
I want, wish and hope for the liberty and happiness of human beings, knowing that desire, hope and will are for each human individual their personal property – for them to make use of.
To never limit one’s horizons – such is the good philosophical diplomacy, capable of allowing the triumph of the human.
Ovide Ducauroy