poetry
E. Armand, “Un Portrait / A Portrait” (1906)
Un Portrait J’ai cloué sur le mur un portrait de Reclus, Dans un cadre en carton, car je ne suis pas riche. Je garde ce portrait, non pas comme un fétiche, Mais comme un souvenir de celui qui n’est plus. J’aime, si vous saviez, son regard tendre et clair : Ce regard tout empreint d’une bonté profonde.
— Consolante bonté, baume, à merveilleuse onde Qui passe, adoucissant le sort le plus amer. — Injuste qui tairait sa vaste connaissance… Mais qu’il m’est doux penser que jamais l’indulgence Ne déserta son cœur et qu’en toute saison Plus on était meurtri, lus, bas […]