Featured articles

Anarchist History: Lessons from the Outbound Journey

Related Links: Our Lost Continent and the Journey Back [main page] GREAT DIVIDES: Lessons of the Outbound Journey It’s been almost exactly five years since I first proposed “our lost continent” as a metaphor for the most unexplored portions of the anarchist past and made my first uncertain observations regarding the terrain. It’s been almost two years since I proposed the “thought-experiment” of neo-Proudhonian anarchism and proposed a kind of synthesist reconstruction of anarchist history. And it’s been just six months since I started writing the “summary and rationale” posts, outlining the general goals and basic structure of Our Lost […]
Contr'un

Notes on Liberty and neo-Proudhonian Anarchism

If we step entirely away from legal/governmental conceptions of liberty, where it is a question of permissions and prohibitions, then one of the options is to address liberty in terms similar to those used by Proudhon. He spoke about quantities of liberty within beings and social collectivities, determined by the complexity and intensity of their internal relations.

[…]

poetry

E. Armand, “Pensées d’automne / Autumn Thoughts” (1923)

Pensées d’automne L’automne bat son plein et mon panier est vide. L’été fut desséchant, le terrain est aride Et les souffles de Mars aux lointains horizons Ont dispersé la graine… Hélas ! piètres raisons La meilleure ne peut adoucir ma blessure Ni me taire les pas, l’approche lente et sûre De hiver. Précurseur, je sens un long frisson Parcourir tout mon corps. Faut-il à la moisson Dire un adieu suprême ? Ou dois-je attendre encore ? Sur les pesants raisins que Vendémiaire dore Faut-il que mon regard se pose sans espoir ?… Chaque jour, c’est plus tôt que s’abaisse le […]
Working Translations

Enrique Nido, “The Crossroads” (1923)

Le Carrefour Lorsqu’un homme se trouve, sans savoir comment, à un carrefour, il doit forcément opter pour un chemin qui le mène à son but. Les indécisions dans le choix peuvent être fatales et occasionner par la suite de funestes conséquences. On ne peut vivre indifférent devant les circonstances-actuelles.et, quelles que soient nos préférences, il faut bien se déterminer dans un sens où dans un autre. Demeurer systématiquement planté dans un carrefour peut donner lieu à des soupçons de pusillanimité, de crainte, de lâcheté, états d’être que nul homme ne veut endosser. Il est donc nécessaire de choisir son lieu […]
poetry

E. Armand, “Aujourd’hui / Today” (1908) and “Hésitations / Hesitations” (1910)

In the issue of l’en dehors for mid-July 1923, these two poems were preceded by “Demain / Tomorrow,” a poem originally published in l’Anarchie. Aujourd’hui Je veux vivre aujourd’hui pour préparer demain. Aujourd’hui, j’ai bien pu ne pas calmer ma faim Ou rester au logis tenu par la tempête Qui grondait au dehors. Peut-être la défaite Hier à rendu vains ou faussé mes efforts. Vaincu, j’ai du céder. Des ennemis plus forts, Mieux armés, mieux doués, plus rusés, plus habiles, Ont pu rendre mes plans impuissants ou stériles. J’ai pu partir trop tard ou me trouver trop tôt Au but […]
poetry

E. Armand, “Un Portrait / A Portrait” (1906)

Un Portrait J’ai cloué sur le mur un portrait de Reclus, Dans un cadre en carton, car je ne suis pas riche. Je garde ce portrait, non pas comme un fétiche, Mais comme un souvenir de celui qui n’est plus. J’aime, si vous saviez, son regard tendre et clair : Ce regard tout empreint d’une bonté profonde.
— Consolante bonté, baume, à merveilleuse onde Qui passe, adoucissant le sort le plus amer. — Injuste qui tairait sa vaste connaissance… Mais qu’il m’est doux penser que jamais l’indulgence Ne déserta son cœur et qu’en toute saison Plus on était meurtri, lus, bas […]
poetry

E. Armand, “Un mur pour horizon / A Wall for Horizon” (1907)

Un mur pour horizon Un mur pour horizon ! Songeâtes-vous jamais O vous qui me lisez, quelle souffrance c’est D’avoir devant les yeux jusqu’à la nuit profonde Un mur vous séparant, vous isolant du monde ? Est-ce exister cela? Vivre, de ceux qu’on aime Séparé. Ressentir cette douleur suprême De ne pouvoir jamais les étreindre en vos bras ! Pouvoir murmurer ces mots qu’on dit tout bas, La cœur contre le cœur, de la bouche à l’oreille. Dante n’a point conçu de torture pareille ! Dehors, c’est le creuset effroyable où l’on bout Mais d‘où l’on sortira vainqueur, vaincu peut-être. […]
poetry

E. Armand, “Demain / Tomorrow” (1908)

Demain Quand on me dit : demain, je souris et je passe ! Car ce n’est pas demain que me pique et tracasse L’autorité. Demain c’est le refuge obscur Où s’abrite le traître ou le vendu ; le mur Qui cache on ne sait quelle action inavouable ; C’est la concession faite au sort effroyable ; Auquel veut échapper, lucide enfin, le gueux. Demain, mais c’est l’appât que jette au malheureux Affamé le prêcheur de société future Et qui l’endort. Demain, c’est la retraite sûre Où le bourgeois railleur va, se gaussant de nous, De ses écus jouir, paisible. C’est […]
poetry

E. Armand, “Le Travail / Work” (1908)

LE TRAVAIL S’en aller, le matin, dès l’aurore, à l’usine Puis s’atteler, ainsi qu’une inerte machine A quelque ur labeur qui ne change jamais, Répéter tel un rite ennuyeux — comme un faix Ecrasant qu’on ne peut jeter bas — une lâche, La semblable toujours. Se tenir humble, lâche, Devant l’arrogant chef dont l’impérieuse voix Ordonne et qui veut être écoutée. Point de choix : Obéir ou partir. La besogne est stérile. N’importe, raisonner ici n’est point utile ; Logique, réflexion sont des dons superflus Pour produire on est là. Rien d’autre. Rien de-plus, C’est à dire enrichir un possédant […]
poetry

E. Armand, “Réfractaires! / Refractories!” and Bizeau, “My Desires!” (1907)

RÉFRACTAIRES ! J’aime le Révolté qui ne se courbe pas, J’aime le chemineau qui préfère la route Au pain blanc, au foyer, qui s’asseoit les pieds las Sur le bord d’un fossé, dévorant une croûte Que jetterait un chien. J’aime le réfractaire Qui risque et qu’on pourchasse. O héros, nul n’écrit Vos gestes de fierté : vous passez sur la terre Méconnus et pourtant vous incarnez l’esprit. Les repus, les gens d’ordre et de relation sûre Sourient en vous voyant et fuient la haine au cœur; Leur rire est de la crainte. Ils sont la pourriture Et vous êtes le […]