Sylvain Maréchal, “The Tocsin” (1788)

APOLOGUES MODERNES.

LEÇON II.

LE TOCSIN.

En ce temps-là ; un étranger, en entrant dans la capitale d’un grand Empire, entendit sonner pendant longtemps le tocsin. Il interrogea les gens de la ville pour savoir quel malheur étoit arrivé. Y auroit-il quelque part un incendie ?

Non, lui répondit quelqu’un ; mais nous célébrons la naissance d’un prince qui peut-être un jour, ajouta-t-il à voix basse, sera un incendiaire. La même cloche devait servir à annoncer deux événements à-peu-près semblables. Il y a cependant cette différence entr’eux : c’est qu’on a établi des corps de pompes pour éteindre les incendies ; mais on n’a pas encore promulgué un corps de lois pour arrêter les incendiaires.

MODERN APOLOGUES.

LESSON II.

THE TOCSIN.

In those days, a stranger, entering the capital city of a great Empire, heard the tocsin sound for a long time. He questioned the people of the city, wishing to know what misfortune had occurred. Had there been a fire somewhere?

No, someone replied, but we celebrate the birth of a prince, who may perhaps one day, he added in a low voice, be a firestarter. The same bell should serve to announce two events so nearly similar. There is, however, this difference between the: we have established a fire brigade to extinguish fires; but we have still not promulgated a body of laws to stop the firestarters.

About Shawn P. Wilbur 2274 Articles
Independent scholar, translator and archivist.